Too Paris

Dj, musicien, ingénieur du son, producteur
Genre musical > Rap, Hip-Hop, Soul, Funk
Grandmaster [Zulu Nation]

ORIGINE DE SON NOM
Son nom de scène vient d’une mauvaise prononciation de DST, groupe de Hip-Hop old school américain, en Dinasty que le DJ transforma en D. Nasty (D étant la première lettre de Daniel). Un jour il demanda à Afrika Bambaataa en personne de lui dédicacer son désormais mythique album Planet Rock, ce dernier orthographie le nom du DJ « Dee Nasty ». Le Français décide alors de garder cette orthographe en hommage à Afrika Bambaataa.

LES DÉBUTS D’UN PIONNIER
En 1979, durant un séjour aux États-Unis, Dee Nasty découvre les débuts du Hip-Hop, avec le graffiti, la breakdance et le funk scandé comme celui de Sugarhill Gang. Il est un des premiers à avoir importé ce style en France.

Il est connu depuis 1982 pour avoir travaillé sur la radio pirate Ark en ciel FM avec le rappeur Lionel D. Vers la fin de l’année 1984, il sort son 1er album Paname City rappin’, autoproduit, album sur lequel Gérard Ansaloni intervient au titre de technicien MIDI. Au dos de la pochette, Dee Nasty avait laissé son numéro de téléphone personnel (ce qui prouve le confinement du rap français, considéré, après la mise en lumière opérée par l’animateur Sidney dans son émission H.I.P H.O.P en 1983-1984, comme déjà dépassé !), disque introuvable aujourd’hui. Premier album de rap français et pratiquement unique représentant du rap old school en France avec le titre, entre autres, Metro scratchin, qui est une bonne description des débuts de la culture Hip-Hop française, uniquement représentée jusque-là par le graffiti et la breakdance.

Il abandonne le MC’ing (partie vocale du hip-hop, scansion de texte) dès 1984 après son premier album, il se consacre ensuite exclusivement au DJing (partie musicale du rap, reposant principalement sur le maniement de vinyles).Il est l’un des tout premiers Dj français à maitriser l’art du scratch.

Par la suite, il se fait connaitre d’un public plus large en 1985 en organisant les défis hip-hop du terrain vague de La Chapelle, en insérant des flyers (petits prospectus) dans les pochettes des disques funk et hip-hop américains. C’est lors des sessions de ce terrain vague que débuteront les futurs NTM ou Assassin. Membre de la Universal Zulu Nation, il a fait la première partie de la tournée française d’Afrika Bambaataa, l’un des pères du hip-hop musical avec Grandmaster Flash et DJ Kool Herc.

Sur les ondes de Radio Nova il invite ses fans les plus virulents à se tester derrière le micro pendant le Deenastyle, animé par le rappeur Lionel D : ce sont alors les débuts live de NTM, M.C Solaar, Assassin, Ministère A.M.E.R… Et tant d’autres y font tourner la mix tape de leur début (les cassettes de ses mix circulent sous le manteau depuis 3 générations.)

Avant la fin des années 80, alors qu’il n’existe pas encore d’autres albums de rap français, des artistes font appel à ses dons de mixeur arrangeur et scratcheur : Cheb Khaled, les Rita Mitsouko, Beastie Boys, Arthur H, Rufus Thomas…. Début 90’s, il participe aux Discomobiles aux côtés de groupe de funk parisiens tels que Malka Family et Human Spirit. A sa discographie personnelle s’ajoute un double album en 1991 et le Deenastyle en 1993, avec en invités Cut Killer, Dj Abdel,les Princes du Swing (« A nos amis »). En parallèle il assure les premières parties de concerts parisiens pour Public Enemy, The Last Poets, Trouble Funk, Ice-T, Spoonie G., Cash Money, George Clinton et Maceo Parker… Avec ce dernier (transfuge des JB’s de James Brown) Dee Nasty inaugure une série de collaborations sur scène, qu’il poursuit avec un autre saxophoniste, le japonais Shimizu.

LES ANNÉES 2000
Il a tourné pendant deux ans dans le monde entier avec Cachaito Lopez, contrebassiste du Buena Vista Social Club, aux côtés du percussionniste cubain Anga Díaz, qui l’avait fait venir à Cuba pour enregistrer sur son premier album solo Echu Mingua  (World Circuit, 2005). Musicien éclectique, il collabore avec Elephant System et compose avec Manu le Malin, entre autres.

Huit ans après la sortie de Nastyness (Alki) en 2001, son 6e album System Dee (Tradvibe) est dans les bacs en même temps que la compilation En mode Funk (Wagram) avec DJ Bronco, à laquelle a succédé En mode Soul Funk  en 2010.

GRAFFITI
Dee Nasty, Badbenny et Webo réalisent un lettrage Joyeux Noël et un personnage de Père Noël sur un wagon de métro de la ligne 8 du métro parisien.

LIENS : 

http://www.deenasty.fr
https://www.facebook.com/DjDeeNasty
https://www.youtube.com/results?search_query=dee+nasty

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